| 20 novembre 2022 |
Olivier DUBOIS |
En tant que spécialiste des langues et de l'appui aux entreprises à l'international, ayant appris l'allemand en première langue dans les années 80, en tant que militant de l'Europe fédérale et de l'intégration franco-allemande, en tant que père ayant encore deux enfants scolarisés (collège et lycée), je suis atterré de la médiocrité de l'enseignement des langues au sein de l'Education Nationale, et de la médiocrité de l'enseignement de l'allemand en particulier: manuels scolaires tellement mauvais qu'ils sont pratiquement inutilisables et inutilisés, enseignants de la maternelle et de l'école élémentaire ne remplissant pas, ou mal, leurs obligation d'enseignement faute de formation et de compétence dans ce domaine, des enseignants du secondaire de qualité très variable, mettant en oeuvre des méthodes inefficaces (absence de véritable progression et d'acquisition structurée des mécanismes de la langue). Pour ce qui est spécifiquement de l'allemand: aucune promotion valorisant l'intérêt de cet apprentissage, que la plupart des élèves et des parents considèrent désormais comme parfaitement inutile et inintéressant (en totale contradiction avec un affichage institutionnel sur "l'amitié franco-allemande", la réalité de notre proximité géographique avec un espace de 100 millions de germanophones, de l'importance de nos liens économiques réciproques, et de l'importance d'un partenariat fonctionnel entre la France et l'Allemagne pour l'avenir de la construction européenne, sans parler naturellement de l'immense richesse culturelle et intellectuelle à laquelle donne accès l'apprentissage de la langue et de la culture allemande). Il serait temps de réagir! |