| 17 novembre 2022 |
Chantal Michel |
Etant enseignante d'allemand, je vis au quotidien la misère: des regroupements: j'ai des élèves issus de 23 ! classes différentes (cf. conseils des professeurs, conseils des classes, rencontres parents-professeurs), travaille sur plusieurs établissements, enseigne TOUS les niveaux (6e-Terminale)... Et je sais que je suis de très loin la seule prof d'allemand dans ce cas. J'estime que la charge de travail des professeurs d'allemand est beaucoup plus lourde que celle de la grande majorité des enseignants dans les autres disciplines et que notre discipline va très mal. |
| 1er février 2023 |
CHAMPAIN Bénédicte |
Merci d'aller au bout de ce texte, une chouette idée de relance vous y attend. Sinon: J'enseigne l'allemand sur deux établissements, deux collèges situés à une heure de voiture l'un de l'autre. Dans l'un où je suis depuis 17 ans (16 ans sur un poste lettres-allemand qui a été supprimé l'an passé et où je suis restée dans le cadre d'un BMP) la direction souhaite fermer la section et se livre ainsi à des regroupements de niveaux relevant du non sens pédagogique absolu (5e débutants avec 4e bilangues), quand 4e et 3e auraient très bien pu cohabiter. Loin de s'en émouvoir, la Principale me dit qu'ailleurs on regroupe 5e4e3e . Elle cherche à en arriver là pour fermer d'ici deux ou trois ans. Travail de sape propre à dissuader élèves et familles de choisir l'allemand. Je m'accroche, je bataille. Je n'ai point envie d'abandonner, persuadée qu'un plan de relance est nécessaire et qu'il faut faire le maximum pour apporter de la visibilité sur l'Allemagne, en premier lieu sur Berlin. J'emmène début juillet des collégiens et leurs familles afin de leur faire découvrir cette réalité sans nulle autre pareille. Je souhaite développer à terme cette offre et insister sur l'importance du travail de mémoire, si sublime dans sa version berlinoise. Démarrer la visite par la gare de Grunewald, débarquer Gleis 17 (rampe d'où partaient les trains de déportés) après une nuit de car vous met tout de suite dans le ton. A Berlin, la mémoire s'invite dans l'espace public partout, quel que soit le chapitre de l'histoire abordé. On poursuit avec l'expo à la mairie de Schöneberg 'Wir waren Nachbarn' puis on file en direction du Tiergarten pour la découverte du mémorial aménagé en souvenir des Roms persécutés. Tout, tout, tout est d'une beauté INEFFABLE. Une telle entrée en matière ne saurait laisser qui que ce soit indifférent. Il faut se saisir de ça. Nos cinq journées thématiques à Berlin, voyage en car (1500km ) et hôtel (Novotel sur la Potsdamer Platz, suites pour 3 ou 4 personnes avec kitchenette) coûtent 260€/personne. |