| 8 décembre 2022 |
BAILLY Caroline |
Etant agrégée depuis peu , parfaitement bilingue, j'ai postulé sur des postes de lycée, or ces postes sont attribués à des vacataires, peu qualifiées, ou des stagiaires . Je ne comprends pas!
J'ai obtenu un poste en collège, alors qu' à 5 min. de chez moi , un poste venait de se libérer en lycée. J'étais sur 6 niveaux l'an dernier , mon collège , plus une classe de 1ère et de Terminale dans un autre établissement. A à 56 ans , après avoir démarré ma carrière en 1989, je suis un peu dégoutée!
Fatiguée, j'ai opté pour la solution de rester à 70% sur un seul établissement, mais ma retraite sera de 1256€ si je reste jusqu'au bout!
BRAVO la gestion du personnel! |
| 8 décembre 2022 |
Laureys-Letribot |
Agrégée d'allemand, j'enseigne depuis 25 ans. Comme l'ADEAF le décrit, j'ai vu nos conditions d'enseignement se détériorer au fil des réformes: perte d'heures d'enseignement, classes chargées sans demi-groupes, regroupements anti-pédagogiques, collègues affectés sur 3 établissements, remplacements non assurés... Autant d'éléments qui fragilisent encore plus notre discipline. Car malgré tous les efforts des acteurs de terrain, en premier lieu des enseignants, qui oeuvrent pour l'amitié franco-allemande, la vision de l'Allemagne dans l'inconscient collectif français n'a malheureusement pas tant évolué que cela: les poncifs demeurent et l'allemand n'est, en France, pas une discipline comme une autre.
Sans une politique pro-active, sans un véritable plan de relance, nos efforts sur le terrain n'auront qu'un effet limité. Or, en ces temps troublés, l'amitié franco-allemande, moteur de l'Europe, ne s'avère-t-elle pas d'autant plus indispensable?
|