| 19 novembre 2022 |
Olivier Lamant |
Enseignant de DNL (histoire-géographie) en allemand en lycée, j'ai pu constater la dégradation de la situation de l'allemand depuis 15 ans. Depuis quelques années, il s'avère très difficile de trouver des remplaçants en cas d'aléas, et il n'y a plus qu'un seul professeur titulaire à temps complet. Le second poste n'est pourvu qu'épisodiquement... Dernièrement, au nom du manque de moyens alloués par le Rectorat, mon Administration a réduit l'horaire des DNL à une misérable heure par semaine... dans un établissement qui s'affiche "international" ! Et "l'ouverture européenne" à l'origine des sections au début des années 90 est bien loin des préoccupations de nos autorités. |
| 20 novembre 2022 |
Olivier DUBOIS |
En tant que spécialiste des langues et de l'appui aux entreprises à l'international, ayant appris l'allemand en première langue dans les années 80, en tant que militant de l'Europe fédérale et de l'intégration franco-allemande, en tant que père ayant encore deux enfants scolarisés (collège et lycée), je suis atterré de la médiocrité de l'enseignement des langues au sein de l'Education Nationale, et de la médiocrité de l'enseignement de l'allemand en particulier: manuels scolaires tellement mauvais qu'ils sont pratiquement inutilisables et inutilisés, enseignants de la maternelle et de l'école élémentaire ne remplissant pas, ou mal, leurs obligation d'enseignement faute de formation et de compétence dans ce domaine, des enseignants du secondaire de qualité très variable, mettant en oeuvre des méthodes inefficaces (absence de véritable progression et d'acquisition structurée des mécanismes de la langue). Pour ce qui est spécifiquement de l'allemand: aucune promotion valorisant l'intérêt de cet apprentissage, que la plupart des élèves et des parents considèrent désormais comme parfaitement inutile et inintéressant (en totale contradiction avec un affichage institutionnel sur "l'amitié franco-allemande", la réalité de notre proximité géographique avec un espace de 100 millions de germanophones, de l'importance de nos liens économiques réciproques, et de l'importance d'un partenariat fonctionnel entre la France et l'Allemagne pour l'avenir de la construction européenne, sans parler naturellement de l'immense richesse culturelle et intellectuelle à laquelle donne accès l'apprentissage de la langue et de la culture allemande). Il serait temps de réagir! |