En complément de la lettre envoyée le 8 janvier à tous les recteurs, nous avons pour la première fois cette année, également envoyé une lettre à tous les directeurs / directrices académiques des services de l’éducation nationale pour les alerter sur les menaces pesant sur l’enseignement de l’allemand dans les collèges et lycées.
Notre lettre rappelle d’abord le rôle historique et partenarial de l’association dans la coopération franco-allemande, puis exprime nos inquiétudes face aux réductions d’horaires et aux fermetures de sections prévues dans le cadre des dotations horaires globales. L’ADEAF dénonce le fait que l’allemand, déjà fragilisé, serve de variable d’ajustement budgétaire.
Le texte invoque les engagements récents du ministère (notamment la stratégie de 2022 pour la langue du partenaire et une déclaration des recteurs en 2024) et demande que ces orientations se traduisent concrètement dans les politiques locales, avec des résultats mesurables. La lettre insiste sur la nécessité d’enrayer la baisse du nombre d’élèves germanistes (13 % en 2025) et propose des mesures simples sans coût supplémentaire, comme l’assouplissement des dérogations et la réduction de la dispersion des élèves germanistes.
Enfin, la lettre souligne les atouts culturels, éducatifs et professionnels de l’allemand — deuxième langue la plus demandée sur le marché du travail français — et invite à promouvoir la discipline via les supports officiels et les outils de communication de l’ADEAF.
En somme, c’est un appel à l’action adressé aux responsables éducatifs pour qu’ils défendent et valorisent l’apprentissage de l’allemand au nom de la diversité linguistique, de l’avenir des élèves et de l’amitié franco-allemande.
