Les nouvelles ne sont pas toujours à la hauteur de notre engagement. Les fins d’année scolaire restent, pour nous professeurs d’allemand, des moments particulièrement éprouvants. L’inquiétude de ne pas recruter suffisamment d’élèves pour ouvrir une bilangue ou une LV2 en 5e, la perspective de perdre des heures, voire un poste, pèsent lourdement sur chacun d’entre nous.
Si nos collègues de collège sont en première ligne et fortement mobilisés dans les actions de promotion, la situation n’en est pas moins difficile pour les collègues de lycée, qui se sentent souvent impuissants face à des conséquences qui se manifestent plusieurs années plus tard. Quand on s’investit sans compter — projets, voyages, initiatives multiples — et que les résultats ne sont pas à la hauteur des efforts fournis, le découragement peut s’installer. Le sentiment d’isolement, parfois, aussi.
Nous ne sommes pas épargnés par ces doutes. Comme vous, les membres du bureau national connaissent des moments de fatigue, de questionnement, voire de découragement. Pourtant, nous avons la certitude que l’inaction ne sera pas la solution et que toute action, même modeste, reste malgré tout une chance, une possibilité, une opportunité de faire bouger les lignes. Chaque action compte, chaque action peut avoir un impact.
Il est essentiel de ne pas interpréter la baisse des effectifs comme une défaillance individuelle. Nous ne sommes pas responsables de cette situation. Rappelons-nous que l’allemand se portait bien avant les réformes du collège de 2016, puis celles du lycée et du baccalauréat, qui ont accentué cette dynamique négative. Le contexte nous dépasse, mais il ne doit pas nous paralyser.
Un point d’appui existe néanmoins : la prise de conscience institutionnelle. Les signaux sont là. Le ministère adresse désormais des directives plus claires et plus injonctives aux rectorats. Des actions et initiatives, des expérimentations émergent au niveau local. Nous sommes davantage écoutés, et certaines de nos propositions commencent à être entendues : stabilisation des compléments de service, limitation de la ventilation excessive des élèves germanistes, création d’une mention « mobilité européenne » au brevet.
Est-ce suffisant ? Non. Mais c’est un début. Et c’est sur ces avancées que nous devons nous appuyer pour poursuivre notre mobilisation. Car notre objectif reste inchangé : inverser la tendance.
Nous ne pourrons y parvenir sans vous. La force de notre association repose sur l’engagement de chacun et sur notre capacité à agir collectivement. Aujourd’hui encore, nous avons besoin de volontaires, pour des missions ponctuelles ou des engagements plus durables. Quelques heures par mois peuvent faire une réelle différence.
Si vous souhaitez vous investir, contactez-nous : bureau[at]adeaf.net
Restons mobilisés. Restons solidaires. Restons nombreux.
Chacun peut agir : en renouvelant son adhésion, en faisant connaître l’ADEAF, en encourageant des collègues à nous rejoindre, en relayant nos actions.
Parce que chaque initiative compte.
Parce que chaque engagement renforce notre dynamique.
Parce que, ensemble, nous faisons vivre et rayonner l’allemand.