Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège

, par Thérèse Clerc

Ce projet d’arrêté répond en grande partie aux demandes de l’ADEAF avec :
- la suppression de l’exigence de continuité pour l’apprentissage d’une autre langue que l’anglais en 6e, ce qui signifie la réouverture sans condition des bilangues, accessibles à tous,
- la possibilité d’un renforcement linguistique à partir de la 5e, donc le rétablissement de fait des sections européennes
- et la possibilité d’enseigner une autre discipline en langue vivante dès la 5e.

Cependant, nous nous inquiétons d’une dotation horaire qui met en concurrence des enseignements facultatifs, notamment de LV, et des dispositifs de soutien aux élèves (art.6 modifié) et demandons que les établissements disposent de dotations horaires spécifiques distinctes pour ces différents enseignements.

De plus, la limitation à 2 heures hebdomadaires de l’enseignement facultatif d’une deuxième langue vivante en 6e,(= bilangue) entrainerait une diminution de l’horaire dans les sections bilangues qui proposent actuellement le plus souvent 3 h d’allemand à ce niveau. La parité horaire avec l’anglais, qui fait l’intérêt du parcours bilangue, ne serait ainsi plus possible en 6e alors qu’elle est constitutive de ce dispositif.

Nous souhaitons donc que dans l’article 7 modifié la limite soit portée à 3 heures au lieu de 2 heures, et que dans l’annexe 1, l’horaire de l’enseignement obligatoire de langue vivante de 4 heures en 6e soit porté à 3 heures dès lors que l’enseignement facultatif dans une autre LV est de 3 heures. Cette modification n’entraînera ainsi aucun coût supplémentaire.

Le projet d’arrêté permet certes en l’état aux établissements de proposer aux élèves un parcours bilangue avec la parité horaire des deux LV de la 6e à la 3e, en complétant l’horaire LV2 par 0,5h de renforcement linguistique à partir de la 5e mais la mention explicite d’un parcours bilangue avec un horaire de 3 heures hebdomadaires par langue vivante et par niveau conforterait le dispositif.

Pour le bureau national,
Thérèse Clerc, présidente
04.06.2017

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