Politique des langues et allemand - contribution de l’ADEAF

, par Katrin Goldmann, Martine Buisson, Thérèse Clerc

Cet article reprend les deux premières pages du document. Les annexes contiennent des chiffres et informations complémentaires. Tout le document est téléchargeable en pdf. Il constitue notre document de référence qui peut être joint à toutes les interventions.
Le document a été élaboré en concertation avec le BE et les régionales.

Le cadre législatif

Nos positions et propositions s’inscrivent dans le cadre législatif suivant :

- Traité franco-allemand du 22 janvier 1963
Éducation et Jeunesse
En matière d’éducation et de jeunesse, les propositions contenues dans les mémorandums français et allemand des 19 septembre et 8 novembre 1962 seront mises à l’étude selon les procédures indiquées plus haut :
1. Dans le domaine de l’éducation, l’effort portera principalement sur les points suivants :
a) Enseignement des langues : Les deux Gouvernements reconnaissent l’importance essentielle que revêt pour la coopération franco-allemande la connaissance dans chacun des deux pays de la langue de l’autre. Ils s’efforceront, à cette fin, de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre des élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande.

- Plan de relance de l’allemand en France et du français en Allemagne (Sarrebruck, 12.11.2004 )
- nous décidons, pour atteindre les objectifs ci-dessus, d’œuvrer de façon à privilégier la langue du partenaire dans les systèmes éducatifs en France et en Allemagne par des
Mesures structurelles communes
2. Offrir à tous les élèves des deux pays durant leur scolarité un apprentissage de la langue du partenaire et des possibilités d’échanges qui leur donnent tous les atouts nécessaires pour se former et trouver un emploi dans le pays partenaire
Mesures structurelles spécifiques en France
1. Maintenir l’enseignement de l’allemand sur la totalité du territoire des académies.
2. Augmenter de 20% en 5 ans les effectifs d’élèves apprenant l’allemand à l’école primaire.
3. Assurer la continuité de l’enseignement de l’allemand dans le second degré partout où il est assuré dans le premier degré.
4. Augmenter le nombre de classes bi-langues anglais / allemand en 6ème de 50% en 5 ans.
6. Augmenter le nombre de classes européennes en allemand de 20% en 5 ans.

-  Agenda franco-allemand 2020 - 12ème Conseil des ministres franco-allemand (Paris, 4.02.2010)
3. Croissance, innovation, recherche, éducation et enseignement supérieur :
L’éducation, la recherche et l’innovation sont décisifs pour l’avenir de nos sociétés et pour garantir notre prospérité future. Nous voulons y travailler ensemble. A cette fin, le CMFA fixe les objectifs suivants :
• D’ici 2020, nous voulons que, parmi les élèves de l’enseignement secondaire, un Français sur deux ou un Allemand sur deux ait visité au moins une fois l’autre pays ; à cette fin, nous appelons les établissements secondaires, en lien avec l’OFAJ, à intensifier leurs efforts ;
• l’apprentissage de la langue du partenaire doit être encouragé et soutenu et le rapprochement des systèmes éducatifs poursuivi (manuels scolaires, programmes, certification, échanges d’enseignants et de cadres).

- Article L 121-3 (loi n°2013-660 du 22 juillet 2013) du code de l’éducation
I. - La maîtrise de la langue française et la connaissance de deux autres langues font partie des objectifs fondamentaux de l’enseignement.

Nos demandes

Dans ce contexte, il convient d’avoir une action volontariste en faveur de l’offre d’allemand, de définir nationalement des parcours scolaires ouverts à tous, associant l’allemand à l’anglais.

L’ADEAF demande :

  • une politique nationale des langues vivantes assumée et pérenne, et attentive à ce que l’apprentissage de l’allemand soit possible pour tous les élèves.
  • une sensibilisation à la diversité linguistique et un éveil à diverses langues - dont l’allemand - dès la maternelle dans une perspective d’éducation plurilingue pour favoriser et faciliter les apprentissages ultérieurs.
  • une offre d’allemand dans le primaire dans le respect de l’agenda 2020.
  • des horaires d’enseignement d’au moins 3 heures hebdomadaires, indispensables pour un apprentissage efficace.
  • des moyens horaires fléchés dans les dotations horaires des collèges et lycées pour toutes les langues vivantes et notamment des dispositifs spécifiques pour garantir la diversité linguistique et pour éviter que l’allemand (ou d’autres langues) ne servent de variables d’ajustement et ne soit mis en concurrence avec des enseignements facultatifs
  • la généralisation de bilangues allemand-anglais, ouvertes à tous, à parité horaire , dans le cadre d’une politique nationale relayée sur le plan académique et local (le dispositif bilangue ne doit pas dépendre du seul bon vouloir des recteurs et des chefs d’établissement), soutien spécifique légitimé par les accords bilatéraux et le développement d’une pédagogie tirant profit de l’enseignement en parallèle de l’allemand et de l’anglais. Ces sections ont vocation à être proposées partout, sans exigence d’un apprentissage préalable en primaire, contribuant ainsi à la mixité sociale.
  • le développement des sections européennes en collège (avec deux heures hebdomadaires de renforcement linguistique et un enseignement en LV d’une discipline non linguistique) proposant à tous des parcours identifiés d’ouverture sur l’Europe.
  • la valorisation des expériences de mobilité des élèves à l’étranger (échanges, séjours, stages …)
  • la valorisation de la certification en langue vivante étrangère.
  • deux langues obligatoires dans toutes les classes post-bac (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles et BTS).
  • la prise en compte de la maîtrise de deux langues étrangères dans tous les concours d’entrée aux grandes écoles ainsi que dans les concours de la Fonction publique.

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