La maîtrise de l’allemand - que des bénéfices !

, par webmestre 1

La maîtrise de l’allemand a toujours constitué un avantage compétitif important pour moi dans les professions que j’ai exercées.

D’abord chercheur, j’ai travaillé pendant environ cinq ans dans des universités allemandes. Le fait que je parle allemand m’a facilité l’obtention de contrats de travail avec ces institutions, notamment la fois où pendant trois ans, j’ai assisté un professeur allemand dans son travail. Il m’a alors fallu enseigner à des étudiants dans la langue de Goethe, ce qu’un jeune scientifique ne parlant pas allemand n’aurait pu faire.

Après cette première carrière, devenu journaliste, j’ai toujours été le seul des rédactions dont j’ai fait partie, à maîtriser vraiment l’allemand. Résultat : chaque fois qu’il fallait mener une enquête en Allemagne, ou dépouiller de la documentation allemande, cela m’échoyait. Alors que le journalisme est un métier où règne une compétition constante, qui peut être très forte, j’étais donc pratiquement sans concurrence s’agissant des tâches en rapport avec l’Allemagne, et pouvais jouir dans ce secteur d’un avantage, qui me mettait à l’aise. Il va sans dire qu’étant capable d’interroger les Allemands directement dans leur langue, j’étais si avantagé pour obtenir des informations, que mon efficacité en tant qu’enquêteur était aussi indiscutablement plus grande que celle de mes collègues.

Or l’Allemagne étant le premier partenaire de la France dans de très nombreux domaines, il va sans dire que les occasions de travailler avec des Allemands n’ont pas manqué. Souvent, quand je travaillais avec des collègues français, nos interlocuteurs allemands et nous, parlions anglais. Mes collègues français parlaient leur anglais, que je comprenais bien parce que je suis francophone ; nos interlocuteurs allemands parlaient « leurs » anglais, que je comprenais mieux que mes collègues, ai-je observé, car je suis aussi germanophone. En effet, même si tout le monde se comprenait, il est clair que l’on comprend mieux le « Denglisch » parlé en Bavière, l’« Engleusch » parlé à Hambourg et le « Germisch » parlé dans le pays souabe, quand on comprend le « haut allemand ».

Paris, le 6 avril 2015
François SAVATIER Journaliste

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