Communiqué du 4 février sur les aspects du rapport Mathiot concernant les LVE

L’apprentissage d’au moins deux langues vivantes étrangères, composante fondamentale de la formation des jeunes, fait logiquement partie du cursus obligatoire des futurs bacheliers préconisé dans le rapport Mathiot. LV3 et Euro font partie de l’offre optionnelle. L’importance des cursus bi-nationaux comme l’Abibac est confirmée et leur structure serait préservée.

Toutefois, l’horaire global proposé pour l’ensemble des matières du tronc commun (15h pour 6 matières en première, 12h en terminale) suscite des inquiétudes quant à la probable diminution des horaires dévolus aux langues, déjà actuellement insuffisants. Pour un apprentissage efficace, il faut au moins trois heures hebdomadaires.

Dans la liste (non exhaustive) des combinaisons de deux matières majeures, un seul couple de majeures inclut une langue vivante étrangère (littérature étrangère-LVA ou LV2). A cette combinaison de deux matières majeures s’ajoutent deux matières mineures qui peuvent être les LVE. L’ADEAF souhaite une proposition de parcours lisibles, incluant l’approfondissement de deux langues vivantes étrangères.

Par ailleurs, au-delà des questions que pose la préconisation d’un recours massif aux ressources numériques comme outil de certification en langues étrangères, l’ADEAF s’interroge aussi sur l’articulation entre évaluation disciplinaire de contenus et certification de compétences.

L’ADEAF est attachée au caractère national du baccalauréat garantissant, tant à l’écrit qu’à l’oral, une évaluation équitable de toutes les activités langagières pour tous les candidats. L’ADEAF souhaite l’instauration d’une banque de sujets nationaux et une correction par des examinateurs qui ne sont pas les enseignants des candidats.

Dans l’attente du projet devant être présenté par le Ministre de l’Education Nationale lors du conseil des ministres du 14 février 2018, l’ADEAF souligne qu’une réforme structurelle de cette ampleur doit veiller à la lisibilité par les familles des différents parcours possibles, validés nationalement, et prendre en compte les conditions réelles de leur mise en œuvre dans les établissements.

Pour le bureau national,
Thérèse Clerc, présidente

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